Accès direct au contenu

Accès extranet : mot de passe oublié


Vous êtes ici : Site des trophées > Editions 2009-2014 > Lauréats 2011

Apiterra  : lance une souche d’abeille résistante au Varroa destructor

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=VnQQA0ZW_-c
 Créée en avril 2010, la société d’élevage d’abeilles Apiterra veut apporter une réponse à la pénurie qui menace. « Le taux de mortalité des essaims se situe entre 30 et 60% selon les pays. En France, il faut compter un an d’attente pour se fournir en essaims, » déplore Ronan de Kervénoaël, directeur général de l’entreprise angevine. « Nous voulons en vendre mais aussi apporter un plus à ce marché ». Pour lutter contre le déclin des colonies.


Une démarche scientifique

Face à ces disparitions, l’enjeu d’une innovation est de taille. Il s’agit de non seulement de produire du miel, élixir naturel en vogue, mais aussi de contribuer à une pollinisation naturelle, élément clé des rendements agricoles. Celle-ci permet la reproduction des plantes et la bonne croissance des fruits qui, mieux formés, peuvent être vendus plus chers. Ainsi, Apiterra souhaite sensibiliser agriculteurs et entreprises à la problématique des abeilles.

Dans leur quête d’innovation, les fondateurs d’Apiterra ont fait une rencontre décisive avec Yves Le Comte, animateur du Laboratoire de biologie et protection de l’abeille à l’INRA Paca. Le chercheur leur indique la présence d’une souche naturelle dans la Sarthe semblant résister à un acarien ravageur, le Varroa destructor.

Si Apiterra a débuté son activité par l’élevage d’abeilles (elle compte plus de 1900 essaims en production) et l’implantation de ruches en entreprises (70% de l’activité actuelle), elle s’est rapidement lancée dans l’étude de la population signalée par Yves Le Comte. Avant une éventuelle commercialisation, une batterie de tests est mise en place, en partenariat avec l’INRA. Il s’agit de vérifier que l’insecte résiste au Varroa. C’est le cas : le taux de mortalité s’établit à 3,9 % contre 36 % habituellement. Il faut aussi s’assurer que la souche soit une bonne productrice de miel. Les premiers résultats sont encourageants.

La nouvelle souche pourrait contribuer au chiffre d’affaires à partir de 2013. Apiterra prévoit de générer un CA de 300 k€ cette année, et trois fois plus en 2012. « La nouvelle souche devrait rapidement peser 25 à 30% du chiffre d’affaires d’élevage », estime Ronan de Kervénoaël. L’effectif de six personnes à fin 2011 pourrait passer à 10 dès 2012.

Fabienne Colin – Nov. 2011
 Ce qui a séduit le jury :

  • Pollinisation. Une contribution à la pollinisation nécessaire à la reproduction des plantes.
  • Mortalité en baisse. Faire baisser le taux de mortalité des abeilles est un enjeu majeur.
  • Développement. L’innovation est source de développement de la jeune entreprise.

Repères :

  • Siège : Angers (49)
  • Activité : élevage et commercialisation d’abeilles
  • Chiffre d’affaires : 300 000 € en 2011
  • Effectif 2011 : 6
  • Dirigeants : les co-fondateurs Ronan de Kervénoaël, fondateur et directeur général, Arnaud Lacourt, Directeur général adjoint

Société publique régionale des Pays de la Loire

FaceBook Twitter